V. l'Ep. Lvii (p. 85, Peiper
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pies pour illustrer l'histoire d'une décadence littéraire. Tous les procédés chers de longue date aux écrivains latins (plénitude de l'expression, paronomase, antithèse, allitération) y sont utilisés sans discrétion. M. Goelzer ' estime pourtant, après une enquête u exhaustive », que, tout en se rattachant à la même école que les autres écrivains gallo-romains, Avitus est moins ampoulé et moins amphigourique que la plupart d'entre eux.
Ennodius était originaire de la Gaule méridionale. Il naquit probablement à Arles, en 473 ou 474, d'une famille consulaire, mais il fit son éducation et sa carrière ecclésiastique dans l'Italie du Nord. Il réalise, comme Sidoine Apollinaire, le type de l'évêque rhéteur, mais avec encore plus d'humanisme sonore et d'inutile virtuosité que Sidoine lui-même.
Evêque de ïicinum (= Pavie) depuis 5i3 environ, il fut chargé d'importantes missions. Le pape Hormisdas l'envoya par deux fois à titre de légat, en 5i5 et 5 17, auprès de l'empereur Anastase à Constantinople pour fomenter l'union entre l'Eglise d'Orient et l'Eglise d'Occident. 11 se mêla aussi de politique. Il crut aux intentions bienveillantes de Théodoric, il accepta ses avances, et peu d'années avant son épiscopat, vers 507, prononça un panégyrique grandiloquent en l'honneur du roi.
On le tenait pour un fin lettré. Mais cette litté-