I. Cnrm. IX, i, 99 et s
a, Hist. Franc, V, xlv, et VI, xlvi.
3. Hisl. lilt. de la France avant le douzième siècle, t. II (iSSg), p. 35o.
coquetterie surannée, à mesure que les chefs barbares passaient devant elle, leur adresser sa révérence et son petit compliment prétentieux... »
Le talent de Fortunat était fait surtout de facilité : il triomphait dans l'improvisation poétique. Au surplus, sa formation insuffisante (encore qu'il connût Horace, Virgile et quelques-uns des poètes chrétiens) le garantissait mal des irrégularités grammaticales et des fautes de quantité *. Il s'en rendait compte : il a, à ce propos, de très humbles confessions, dont la sincérité serait crue plus aisément, si la forme en était moins mignarde *. Ses propres lacunes ne le décourageaient nullement d'une production qui lui valait honneur et profit, et qui, si médiocre fût-elle, faisait luire encore un dernier reflet de culture latine parmi ces barbares qu'il peint u la coupe d'érable en main, portant santés sur santés et débitant mille folies faites pour révolter jusqu'au Dieu Bacchus »^ {Car m., Praef., § V).