P.L., LXVII, ii35-ii
4. 1° Un traité sur la Trinité, dont il faut chercher les fragments dans Mai, Noua Patrum Bibliotheca, I (Rome, iSdj), p. Z107 ; Reifferscheid, Bibl. Patram Italica, I, 174, note 5; dom Morii», Mélanges Cabrières, l (Paris 1899), p. 109. — a° Un opuscule contre les semi-pélagiens, publié par dom Morin, R.Bén., XIII (1896), p. 433 et s. — 3° des Capitula Sanclorum Patrum, ibid., XXI (1904). 225-a39. — Par contre, dom Morin conteste à Gésaire la paternité des Statuta Eccletiae anliqua (cf. R.Bén., XXX [igiSj. p. 334-343), que lui attribuent L. Dlchesne et P. Lejat.
5. Autres serraonnaires ou épistoliers contemporains : Eleutherus, évoque de Tournai (cf. P.L., LXV, 83-ioî); Remigius, évêque de Reims iibid., LXV, 963-975, et M. G. H., Epist. m liSga], p. in-116); Aurelianus, évêque d'Arles (P.L., LXVIII, 385-4o8, et M. G. H., Epist. lu. m-ia6).
664 SAINT CÉSAIRE d'aRLES
grande partie illettrés ' dont sa parole était l'unique aliment moral, et d'aboutir aux formules les plus intelligibles à tous.
« Si je voulais faire entendre l'exposition des Écritures dans l'ordre et le langage employé par les saints Pères, l'aliment de la doctrine ne pourrait parvenir qu'à quelques savants, et le reste du peuple, la multitude, resterait affamée. C'est pourquoi je demande humblement que les oreilles des savants consentent à tolérer des expressions rustiques, afin que tout le troupeau du Seigneur puisse recevoir la nourriture céleste dans un langage simple et uni ; et puisque les ignorants ne peuvent s'élever à la hauteur de» savants, que les savants daignent descendre à l'ignorance de leurs^ frères... »
Cette parole populaire fait revivre la société de l'époque, avec ses brutalités, ses vices, son attachement sournois et obstiné aux pratiques païennes ^ L'historien aurait grand tort de négliger les Homélies de Césaire. Quant au théologien, il y remarquera la fidélité avec laquelle Césaire suit les idées augustiniennes dans la question de la grâce. 11 avait pourtant passé par Lérins, antique forteresse du semi-pélagianisme. Mais c'est à la tradition de Prosper et d'Hilaire qu'il se rattache» non à celle de Cassien et de Fauste de Riez. A Rome même, au surplus, les papes Gélase 1 (492-496) et Anastase II (496-498) entraient résolument dans les vues d'Augustin et, sur divers points, les poussaient plus avant qu'Augustin lui-même n'avait voulu le faire. La réaction semi-pélagienne était fort compromise à la fin du V' siècle, même en Gaule où naguère elle paraissait triompher.