‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 422 sur 460 · I. Cf. P.L., XXXIX, a3a · texte numérisé non relu

I. Cf. P.L., XXXIX, a3a

a. Cf. A. Malnory, Saint Césaire, évêque d'Arles, P. 1894 ; P. Lejat, Le rôle théologique de Césaire d'Arles, dans R. H.L.R., 1905, p. 444-487; R. BoESE, Saperslitiones Aretalenses e Caesario colleclae, Diss., Marburg 1909 (enquête intéressante, qui s'élargit jusqu'aux sermons, canons de concilei, livres pénitentiels, etc.).

BOÈGE 665

Homme d'action et de prédication, moraliste et instituteur de la barbarie, Césaire a été, au début de l'ère mérovingienne, « un des maîtres de l'Eglise gallicane, un des fondateurs de sa discipline et de ce qu'elle devait garder de culture à travers deux siècles^ de crépuscule • » .

Le « premier des scolastiques », Anicius Manlius Severinus Boethius, appartenait à la gens illustre des Anicii, qui, au cours du IV" et du Y* siècle, avait donné à l'Empire une longue série de hauts fonctionnaires *. Les Anicii étaient devenus chrétiens dès le milieu du IV* siècle' : nous verrons qu'il n'y a point de raison de douter que Boèce l'ait été comme tous ceux de sa race. Né vers 48o, Boèce entra au service du roi arien Théodoric. Son père avait été consul en 487 ; il le devint lui-même en 5 10 et il eut la fierté de voir ses fils promus à la même dignité en 622 *. Théodoric lui confiait volontiers les missions les plus délicates. Une disgrâce profonde interrompit brutalement cette brillante carrière. Ayant pris la défense du sénateur Albinus, qui était accusé d'entretenir des intelligences avec l'Empereur d'Orient, Justin I"', Boèce se vit jeter dans les fers (à Pavie sans doute). Inculpé de haute trahison, et même de magie, il périt dans les tourments, en 624.

Les motifs de sa condamnation étaient uniquement politiques. Pourtant il avait servi la cause catholique

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