‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 423 sur 460 · Paul Lejat, dans R.H.L.R., igoB, p · texte numérisé non relu

Paul Lejat, dans R.H.L.R., igoB, p

2. P.VV., I, 2198 et s. Tableau généalogique, ibid., p. aaoï.

3. Prudence, Contra Symm., 1, 548 et s.; Zosime, VI, vu, 4; G.I.L., XIV, 1875.

Ix. Cf. les Variae de Cassiodore, II, 4o ; II, 4i ; I, /i5.

contre l'hostilité de son irascible maître, et il était mort avec une admirable résignation. Aussi fut-il de bonne heure rangé au nombre des martyrs * et honoré <;omme tel, à Pavie et à Brescia.

En dépit des lourdes fonctions administratives dont il avait assumé la charge, Boèce n'avait vécu que pour la pensée : u Cum in omnibus philosophiae disciplinis ediscendis atque tractandis summum uitae solamen existimem... » : c'est par ces paroles que s'ouvre l'un de ses traités, le de Syllogismo hypothetico, et elles résument à merveille la maxime de sa vie. Ayant appris à Athènes le grec, dont la connaissance était devenue si rare en Occident, il s'était assigné comme tâche de traduire en latin tout Aristote, tout Platon, de les commenter, et de démontrer leur accord fondamental dans la plupart des problèmes de la philosophie "-. Il reprenait ainsi au profit de la théologie catholique ce rôle d'intermédiaire qu'avaient joué, plus d'un siècle auparavant, Rufin et saint Jérôme.

Il ne put exécuter qu'une faible partie de son plan. Ceux de ses travaux qui subsistent ont trait à Aristote, théoricien éminent de la logique, et à ses commentateurs ou imitateurs, comme Gicéron et Porphyre. C'est grâce à Boèce que le moyen-âge apprit à disserter sur les cinq « universaux », sur les « topiques » et à former les syllogismes selon les règles posées par Aristote ; il ne connaîtra que beaucoup plus tard, à partir du XIIP siècle et par l'intermédiaire de traductions de l'arabe, les œuvres de morale et de métaphysique de ce philosophe.

Boèce fournit également aux écoles de précieux

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