‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 432 sur 460 · I. De Gloria M., I, xxviii · texte numérisé non relu

I. De Gloria M., I, xxviii

a. Les Origines du Culte des Martyrs, Bruxelles 1912, p. i4a. — D'autres textes sont relevés par Hébert, R.E.A., XVIII (1916), p. is3-i4i. Voir aussi A. Marignak, Etudes sur la civilisation française, t. I, La Société mérovingienne; t. II, le Culte des Saints sous les Mérovingiens, P. 1899.

3. Liste de ces faits dans Monod, op. cit., p. io5. Pour les sources de Grégoire, ibid., p. 78 et s. — Les livres I-IV de VHistoria Francorum sont de 575, les I. V-VI de 58o-585 ; les 1. VII-X. s 3o de 586-591, le $ Si du 1. X, de 5g4.

prend le caractère de mémoires personnels, qui sont d'un observateur bien informé. Grégoire nourrit, à l'égard des ennemis de l'Eglise, des haines vigoureuses; mais, comme il cite les faits avec conscience, l'impartialité de ses récits permet de mettre au point la partialité de certains de ses jugements. Quant au (( flegme » qu'on lui a quelquefois reproché *, n'étaitil pas préférable qu'il le gardât, parmi tant d'horreurs qu'il racontait, plutôt que de fatiguer le lecteur d'indignations réitérées ?

Le de Carsibus ecclesiasiicis , rédigé entre 075 et 682, énumère successivement les sept merveilles du monde antique (la première aurait été, selon Grégoire, l'arche de Noé !), puis les sept merveilles de Dieu (marées, germination des plantes et des fruits, le phénix, le mont Etna, la fontaine de Grenoble, le soleil, la lune). Grégoire est ainsi amené à donner quelques indications sur la marche des astres. Son but, il l'indique en ces termes :

« Je n'enseigne pas la science et je n'ai pas le dessein de sonder l'avenir, mais je montre comment le cours d'un jour doit être logiquement rempli par les louanges du Seigneur, c'est-à-dire à quelles heures celui qui désire suivre avec soin le service de Dieu doit se lever pendant la nuit et prier. »

Sur la « culture « de Grégoire, les opinions modernes diffèrent quelque peu. Écoutons-le lui-même définir ses moyens avec son ingénuité habituelle ^ :

« Les cités de la Gaule laissaient déchoir ou plutôt laissaient périr la culture des belles-lettres... On n'aurait pas pu trouver un leul homme qui, grammairien versé dans la dialectique, sût dépeindre [les événements de l'époque] soit dans le langage de la prose, soit dans celui des vers. La plupart en gémissaient souvent

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