Hist. Franc, Proœmium
€t disaient : « Malheur à notre temps, car l'étude des lettres a péri parmi nous, et l'on ne trouve personne dans le monde qui soit capable de l'aire connaître par ses écrits ce qui s'est passé de nos jours! » Considérant ces plaintes..., je n'ai pu taire en mon style inculte, ni les démêlés des méchants, ni la vie des gens de bien; séduit surtout par cette parole qui m'a souvent frappé, chez nous, quand je l'entendais, que « bien peu comprennent un rhéteur qui disserte, mais beaucoup un ignorant qui parle {philosophante m rheiorem intelligunt paixci, loqaentem rusticam multi) ».
Et encore :
« Quoique ces livres soient écrits dans un style inculte {stilo rasticiori),je conjure cependant tous les prêtres du Seigneur, qui, après moi indigne, gouverneront l'Église de Toui's de ne jamais les faire détruire... * »
« Je crains, avoue-t-il ailleurs *, si j'entreprends d'écrire, qu'on ne me dise : Penses-tu, toi, ignorant, toi, qui n'es pas du métier (o rusUce et idlola), placer ton nom parmi ceux des écrivains ; ou espères-tu faire accepter des gens compétents cette œuvre dénuée des grâces de l'art et dépourvue de toute science du style ? Toi qui n'as aucune pratique des lettres, qui ne sais pas distinguer les noms, qui prends souvent les masculins pour des féminins, les féminins pour des neutres, et au lieu des neutres mets des masculins; qui n'emploies pas comme il convient les prépositions mêmes, dont l'emploi a été réglé par les plus illustres auteurs, puisque tu en places qui veulent l'accusatif devant des mots à l'ablatif, et inversement ' ; crois-tu qu'on ne s'apercevra pas que c'est le bœuf pesant voulant jouer à la palestre, ou l'âne indolent s'efforçant de prendre son vol à travers la rangée des joueurs de paume? — Tout de même je répondrai : c'est pour vous que je travaille et, grâce à ma rusticité {per meam rusticitatem), vous pourrez exercer votre savoir... »
Des critiques comme Ozanam * et même Fustel de