‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 434 sur 460 · La Civil, chrét. chez les Francs, 187a, p · texte numérisé non relu

La Civil, chrét. chez les Francs, 187a, p

Coulaiiges ' ne consentaient à voir dans ces excuses qu'une affectation à demi sincère de modestie, ou qu'un écho de la longue tradition qui voulait que tout écrivain ecclésiastique opposât sa rusticilas uniquement soucieuse du vrai au langage ampoulé, cadencé et frivole des rhéteurs. Ozanam trouvait Grégoire u tout pénétré d'antiquité ». C'était conclure un peu vite. Grégoire connaît assez bien son Virgile*; il cite deux phrases de Salluste ' ; il parle de Pline, d'Aulu-Gelle S de Cicéron % du Gode Théodosien^ mais rien ne prouve qu'il les ait lus. Voilà à quoi se réduit cette prétendue imprégnation de culture profane. Lui-même d'ailleurs ne dit-il pas qu'il avait été poussé exclusivement vers la littérature sacrée ' ? Quant à sa langue, l'ample travail de Max Bonnet fournit tous les éléments d'une appréciation positive. « Le vocabulaire de Grégoire, extrêmement riche, écrit l'éminent philologue % doit son abondance, après la conservation de l'immense majorité des mots anciens, non seulement à l'emploi qu'il fait de termes empruntés à toutes les variétés du latin, au grec, et parfois aux langues barbares, mais surtout à l'adoption d'acceptions nouvelles très diverses et souvent très inattendues. — La flexion, en somme, est conservée. Cependant des brèches y sont battues, et par l'altération phonétique, qui naturellement s'étend à tout, et par la fausse analogie, qui ne se manifeste que très capricieusement : un même mot suivra dix fois l'an-

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