‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 47 sur 460 · Eclogae ex scriplis proph., § /ii, 48, ig · texte numérisé non relu

Eclogae ex scriplis proph., § /ii, 48, ig

a. Cf. W ôLFFLiN dans les Sit:.-Ber. de l'Acad. de Bavière, i88o,p. 333, et dans maint article de A. L. L. ; Sittl, die lokalen Verchiedenheiten der latein. Sprache, etc., Erlangen, 1882.

8o l'église d'afrique

glise de Rome. C'est une hypothèse plausible, mais qui dépasse la portée des textes par lesquels on veut l'autoriser 1. — Elle sort soudain de la pénombre en i8o. Le 17 juillet 180, douze chrétiens^ delà ville de Scillium (peut être en Numidie proconsulaire, l'emplacement exact n'en est pas déterminé), sept hommes et cinq femmes, comparurent devant le proconsul Yigellius Saturninus. Ils persistèrent dans leur volonté de demeurer chrétiens ; ils refusèrent même le sursis de trente jours que leur offrait le proconsul pour réfléchir encore, et s'entendirent condamner à périr par le glaive. Nous possédons soit en latin, soit en grec, plusieurs spécimens des Actes de leur martyre. C'est en latin que ces Actes ont été originairement composés. Le morceau, fort court, est d'une sobriété de procès-verbal, où nulle rhétorique ne gâte encore la vérité des paroles et des attitudes.

Quelques jours auparavant, le même proconsul avait déjà frappé quatre autres martyrs à Madaure. Une période d'accalmie semble avoir suivi cette courte persécution ^ et, pendant ce répit, les communautés chrétiennes grandirent rapidement en Afrique, surtout à Carthage. (( Si nous voulions nous offrir à la mort, dira Tertullien au proconsul Scapula*, vers 212, que ferais-tu de tant de milliers de gens, de ces hommes, de ces femmes, de ces êtres de tout sexe, de tout âge, de toute condition, qui viendraient se

I. Paul Lejat, les Origines de l'Église d'Afrique et l'Églis3 romaine, dans les Mélanges Godejroid Kurth, Liège, 1908.

a. Il paraît probable que, sur les douze noms, six ont été rajoutés après coup, et n'appartiennent pas au groupe des martyrs du 17 juillet. Cf. Saltet, dans B. L. E., 1916, p. io8-ia5.

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