SES DERNIÈRES ANNÉES
présente leui" réconciliation avec l'orthodoxie comme un fait de notoriété publique {basilicam, quae nunc etiam nolissinia esl... : quod eliam te [il s'adresse à Quoduultdeus] meminisse (irbilror). Ni les vraisemblances psychologiques ni aucune raison d'ordre historique n'infirment l'attestation qu'il apporte.
Quand TertuUien mourut-il? On l'ignore. A. Réville' a supposé qu'il rentra « dans le giron de la mère commune ». u 11 est évident, déclare t-il, qu'un homme aussi ecclésiastique, aussi épiscopal que Cyprien n'eût pas fait sa lecture favorite [cf. saint Jérôme, de Vir. ilL, lui] des écrits d'un docteur qui eût fait secte à part. » L'erreur de Réville est évidente, et elle ressort des considérations suivantes : i** saint Cyprien a, en effet, beaucoup étudié TertuUien. 11 Ta imité de près dans plusieurs de ses traités. Mais il ne l'a pas nommé une seule fois, même dans la controverse sur le baptême des hérétiques où cependant il aurait pu se prévaloir de son opinion. 2° En outre, le ton sur lequel les écrivains ecclésiastiques ont parlé de TertuUien exclut l'hypothèse d'une résipiscence tardive. Quels cris de victoire l'on aurait entendus s'il eût enfin reconnu son erreur ! Or nulle part n'ont éclaté ces hosannas.
Bien des détails, qu'il eût été intéressant de connaître, nous échappent dans la vie de ce génie tourmenté. Il paraît probable qu'il fit à Rome un ou plusieurs séjours-. L'hypothèse d'un voyage en Grèce repose sur une fausse interprétation du de leianio, xni'. Au sur-
it !Souv. Revue de Théol., i858, I, p. loo.