‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 57 sur 460 · P. DE Labriolle. op. cit., p · texte numérisé non relu

P. DE Labriolle. op. cit., p

3. Dans les mots quibus lune praesens patrocinalus est scrmo, le mot sermo ne signifie pas la parole de TertuUien, qui aurait pris part person-

plus, la ligne générale de sa biographie peut être approximativement dessinée, et l'examen de son œuvre nous en rendra plus nettes les diverses étapes.

Il faut lier l'étude des deux livres de Vad Nationes à celle de VApologeticum. Ces deux traités ont été composés en 197, à quelques mois de distance * : des allusions précises à la révolte d'Albinus contre Septime-Sévère et aux représailles qui suivirent la défaite subie par vVlbinus près de Lyon, le 19 février 197, permettent de donner la priorité à Vad Naliones. D'ailleurs Vad Naliones annonce, en plus d'un endroit, les développements de VApologeticum ; et là oii les mêmes arguments sont mis en ligne, c'est dans l'^ipologeticum qu'ils revêtent la forme la plus achevée. La différence entre l'un et l'autre opuscule se marque dans le but que l'auteur y poursuit : Vad Nationes a pour objectif principal d'attaquer les mœurs et les croyances païennes ; VApologeticum, de défendre les mœurs et les croyances chrétiennes. En outre, Vad Nationes s'adresse aux « nations », c'est-à-dire aux païens, aux infidèles du dehors ; VApologeticum est destiné, non pas au Sénat romain, comme l'a cru à tort l'historien Eusèbe de Césarée, mais aux praesides prouinciarum, aux gouverneurs des provinces — c'est-àdire au proconsul d'Afrique, et, par-delà l'Afrique, au

nellement aux réunions conciliaires dont il signale la tenue en Grèce, mais bien le Verbe divin.

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