‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 86 sur 460 · I. Marc-Aurele, p. SSg · texte numérisé non relu

I. Marc-Aurele, p. SSg

MÏNUCIUS FELIX l/Jg

des §11, 3, etxxviii, 3, que Minucius pratiquait le métier d'avocat. Il s'appelait Marcus Minucius Félix (cf. m, I ; V, i). D'après son propre témoignage (i, k ; v, i), il avait été longtemps païen, puis il s'était converti.

Jérôme nous dit qu'il exerçait à Rome sa profession, et ceci est confirmé par le § ir. On pense qu'il devait être d'origine africaine. On a retrouvé le nom d'un Minucius Félix sur une stèle de Tébessa * et sur une dédicace découverte à Carthage ^ Certaines paroles fort dures sur la puissance romaine (xxv, 4-5), surprenantes chez un Romain de vieille souche, sont plus compréhensibles chez un provincial. D'autre part, le détail du style décèle la familiarité de l'auteur avec des écrivains africains tels que Fronton, Florus, Apulée, Tertullien.

Les autres personnages du dialogue ne sont pas nécessairement imaginaires, ce qui n'implique pas, au surplus, que la conversation que Minucius est censé transcrire ait eu lieu réellement. C'était le procédé ordinaire de Cicéron, modèle aimé de l'auteur, de faire discourir comme il l'entendait, dans un cadre plus ou moins fictif, des interlocuteurs qu'il avait connus, ou dont le nom était familier au public romain.

Sur Octavius Januarius (cf. xv, 2), qui donne son nom à l'ouvrage, nous ne savons rien de plus que ce que nous y apprenons de lui. Marié, père de famille (11, i). il s'était converti en même temps que Minucius, ou même un peu avant lui (i, !\). Le nom d'un Octavius Januarius figure sur une inscription de Bougie (C.LL., vni. 1962).

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