‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 90 sur 460 · LA VALEUR RELIGIEUSE DE L OCTAVIUS · texte numérisé non relu

LA VALEUR RELIGIEUSE DE L OCTAVIUS

flattent de connaître Dieu par leurs propres lumières. (( INous autres, dit-il, quand nous cherchons ce qu'il nous faut croire, nous nous fions au témoignage des prophètes, lesquels, étant inspirés de Dieu, nous parlent de lui en son nom. » Voilà un langage vraiment chrétien, et qui semble une réponse directe aux paroles de Minucius. »

Et M. G. Boissier ajoute en note : « Voyez aussi le passage suivant, où la nécessité de la grâce pour arriver à la vérité ne semble pas admise : Cum sit verilas obvia, sed requirentibus , 28, 2 *. »

Je ne sais si ces critiques doivent être intégralement acceptées. G. Boissier nous dit d'abord : « La doctrine de la grâce n'est mentionnée nulle part. » Nulle part, en effet, elle n'est exposée didactiquement ; mais des allusions plus ou moins enveloppées y sont faites. Voyez xxvii, 7, à propos du pouvoir qu'avaient les chrétiens d'exorciser les démons : « Malgré eux, dit Octavius, les malheureux [il s'agit des esprits impurs] tremblent d'effroi dans les corps et ils décampent aussitôt ou bien disparaissent peu à peu, selon l'aide que fournit la foi du patient ou selon le secours que prête la grâce de celui qui guérit {prout fides paiienlis adkivat aiit gralia curanlis adspirat). » — Comparez encore xxxvn, 5-6, à propos des martyrs : « Nos enfants, nos faibles femmes se rient des croix et des tortures, des bêtes féroces et de toutes les épouvantes des supplices, avec une patience qui leur vient d'en-haut {et omnes sapplicioriim terriculas inspirata patientia doloris inladunl). Et vous ne comprenez pas, malheureux que vous êtes, qu'il nest personne., qui puisse supporter les tortures sans le

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