‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 99 sur 460 · De Prouid., II, ix · texte numérisé non relu

De Prouid., II, ix

LA PRIORITÉ DE l'aPOLOGETICUM 178

Le caractère même de son talent nous fournit une indication précieuse pour prendre parti dans la question tant controversée de la priorité de ÏApologelicLiin de Tertullien par rapport à VOctauias. 11 n'est pas douteux qu'il n'y ait entre ces deux écrits des analogies de fond et de forme. « Ce sont des développements longs ou courts, mais d'une physionomie caractéristique, des citations, des l'éflexions, des traits, des mouvements d'éloquence, des railleries amcres ou ironiques, de simples plaisanteries. Ce sont aussi des métaphores, des moules de phrases, des expressions détournées de leur sens, des mots singuliers ^ » Le fait n'est contesté par personne ; mais les interprétations du fait se contredisent au point de former une des plus remarquables cacophonies qu'ofïre la critique moderne. Jusqu'en 1868, sauf quelques rares dissidences, on croyait à la priorité de YApologeti- CLun. UOciaiiius n'avait été imprimé que plus d'un demi-siècle après VApologeticam (i484 ; i543) et le chef-d'œuvre de Tertullien, déjà en possession de l'admiration universelle, continua d'être regardé comme antérieur à tout écrit latin similaire. Ad. Ebert intimida l'opinion régnante par un mémoire paru en 1868 -. Depuis lors une foule d'articles, d'opuscules, de thèses ont paru sur le même problème agité.

1. Massebieau, Rev. de l'Hist. des Relig., t. X V (1887), p. 3a5. Pour le détail de ces rapprochements, voir les éditions de Bqenig ou de Walt-

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