‹ Histoire de la littérature moderne. La réforme, de Luther a ShakespeareChapitre 11 sur 30 · SARAH · texte numérisé non relu

SARAH

Hais Dieu veut-il qu'on se hasarde?

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90 LA BÉFOBHE.

qui, présent sur la terre^^ demeure pourtant invisible aux yeux du vieillard. — Non ! non ! c'est impossible ! s'écrie le père troublé par la maléfique influence du diable :

Diea ne vent pas d'offrande si crueUe ; Maudit-il pas Caîn n'ayant ocds Qa'Abel son frère, et j'occiroia mon fils !

La scène du sacrifice est vraiment pathétique; ChamÎBSO, le poète franco-allemand, la comparait aux plus divines productions des Grecs. Satan lui-même en est attendri et murmure à part :

Ennemi snis de Dieu et de nature, Mais pour certain cette chose est si dure, Qu'en regardant cette unique amitié, Bien peu s'en faut que n'en aye pitié.

La première pensée d'Isaac, en apprenant qu'il va être sacrifié, touche au sublime ; il s'écrie : « Hélas, ma pauvre mère ! » — Puis, après un mouvement naturel d'affliction, de touchants et naïfe adieux à la vie, l'enfant se redresse en héros : c'est lui qui donne du courage à son père. — Otez toutes ces peurs, lui dit-il :

Je vous suppHf m'empêcherez-vous donques D'aller & Dieu?

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