‹ Histoire de la littérature révolutionnaireChapitre 29 sur 40 · CHANT SECOND · texte numérisé non relu

CHANT SECOND

Lorsque le cri des grenouilles

Et celui des chals-huanls,

Ëul averti les patrouilles

De surveiller les passants;

Et que mainte et mainte horloge,

Eut déjà sonné minuit,

Une déesse Âllobroge,

Sortit de son noir réduit.

Son siège est l'hôtel de ville.

C'est là que dans un fauteuil

Elle caresse de Pœil

Celte cohorte civile

Dont Paris souffre l'orgueil.

Faucher, cet abbé sinistre

Est Pâmant et le ministre

De cette divinité I

La divinité en question n*est autre que la Bêtise. Elle pénètre chez Mirabeau, qui...

Dormait d'un profond sommeil.

Ses mains tenaient un portrait^ Où la femme d'un libraire, Dégoûtante ménagère, Etait peinte trait pour trait. Sous sa tête appesantie Et sous Toreiller blottie

3bO HISTOIRE DE LA UTTÉRATURE

On Yoyail la Lâchclé Sa chère divinité.

La Bêtise le réveille et lui annonce que Lafayeile va c( faire un coup capital. » On veut prendre Maral ; son district s*appréte à le défondre.

« Les dislricls de l'Observance* c On fait plus d'une alliance.

< Le district Saint-Séverin « Doit prêter un coup de main, c Ils ont une autre assistance, • Et le faubourg Saint*Marceau ■ Va déployer son drapeau.

« Dans celte terrible affaire, « Dites-nous que faut-il faire f »

La déesse de la Cruauté survient qui demande da sang. Mirabeau lui répond que non, ajoutant :

J'aime pourtant les combats, Mais c'est quand je n'y suis pas.

La Lâcheté rejoint encore la Cruauté chez Barnave, Lameth, d'Aiguillon, accompagnée de la Bêtise. Mais pendant ce temps-là...

- C'est-à-dire, des Cordeliers. La rue de KObservaDce touchait à rEglise.

sous LA RÉVOLUTION 351

Des étoiles Le jour effaçait l'éclat.

La nuit repliait ses voiles, Il faul songer au combat.

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