II. CalpnrnlM Piso Pragl
Je ne mentionne que pour mémoire les noms de L. Scribonius Libo et d’Aulus Postumius. On ne connaît pas même les titres des ouvrages de ces deux historiens. L. Galpurnius Piso Frugi est un peu moins inconnu. On rapporte qu’il avait écrit des Annales, c’est-à-dire une histoire romaine, en sept livres. Son style était d’une sécheresse extrême. Cependant Aulu-Gelle cite un passage de cet auteur, qui n’est que simple, et qui est même, selon la remarque du transcripteur, d’une simplicité assez aimable. Il est vrai que ce n’est guère de l’histoire, encore qu’on trouve dans Hérodote plus d’un trait analogue, et que 'ce soit de ces choses dont Plutarque aime à égayer ses récits ; « Le même Romulus, dit-on, ayant été invité à un repas, n’y but pas beaucoup, parce que le lendemain il avait une affaire à traiter. On lui dit : Romulus, si tout le monde faisait comme toi, le vin serait à vil prix. — Non, répondit Romulus : il serait cher, si chacun buvait autant qu’il veut; car j’ai bu autant que je voulais. »
C« P«nnlu«) C. 8empr«iiiu> TudltanuM, etc.
G. Fannius et G. Sempronius Tuditanus avaient écrit l’un et l’autre des Annales, c’est-à-dire des histoires romaines, comme Piso Frugi. Ges deux ouvrages conservèrent quelque réputation jusqu’au temps de César même. Marcus Brutus ne croyait pas perdre son temps en occupant ses loisirs à faire un abrégé des récits de Fannius. Il ne reste absolument rien de ces deux annalistes. On sait seulement qu’ils n’avaient pas plus songé que leur devancier Pison à porter l’éloquence dans l’histoire. L. Gœlius Antipater l’essaya, dit-on, et avec assez de succès ; mais on estimait ses Annales bien moins pour les qualités littéraires qu’il y avait déployées, que pour l’abondance des documents qu’il y avait rassemblés, et pour l’esprit judicieux avec lequel il avait choisi parmi les traditions courantes. Gœlius Antipater est un des vieux historiens auxquels Tite Live fut le plus redevable.