‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 162 sur 397 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Atticus. — Brutus. — Cassius. — Caton. — Cécina. — Quintus Cicéron. —

Cœlius. — Hlrtius. — Luccéius. — Matins. — Nigidius. — Oppius. —

Pollion. — S'olpicius. — Appendice.

Les correspondants de Cicéron n’ont pas tous droit de figurer dans cette histoire : nous ne voulons relever ici que les noms de ceux dont les lettres ofl'rent quelque intérêt littéraire, ou qui se recommandent à nous par les talents dont ils furent doués comme écrivains ou comme orateursT Nous suivrons l’ordre alphabétique, n’y ayant guère de moyen d’établir une classification qui nous permette mieux de nous reconnaître au milieu de ces personnages plus ou moins fameux *.

AtUeas (Titus PomponliiH).

J’ai parlé plus haut du recueil intitulé Lettres à Atticus. Je dois dire un mot de l’homme à qui elles sont adressées. Il était de trois ans plus âgé que Cicéron. Il fut le compagnon de ses études et son ami dévoué. Il mourut en l’an 33 avant J. C., à soixante-dix-sept ans. C’était un homme de beaucoup d’esprit et de goût. Il était fort ricbe, et il jouissait de l’estime universelle ; mais il ne voulut jamais entrer dans la vie publique, et il ne brigua point les charges. Il fit un noble usage de ses richesses et de son crédit. Ce philosophe pratique passe pour avoir composé quelques ouvrages, entre autres des Annales , c’est-à-dire un abrégé de l’histoire romaine. Cicéron dit quelque part qu’ Atticus, dans ce travail,

4. J’ai souTenl profité, pour la rédaction de ce chapitre, dos notices qui sont à la suite de la traduction des Lettres de Cicéron, par MM. Defresne et Savalète, dans la collection de M. Nisard. Je l’ai fait avec d’autant moins de scrupule, que c’est moi-même qui ai écrit ces notices, et que je dois savoir si elles sont exactes.

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