M Satire
Les Satires nous montrent Horace lui-même, et non plus seulement le poète, l’écrivain, le grand artiste. C’est là qu’on le saisit déjà tout entier, avec son esprit aimable et railleur, sa bonhomie pleine de malice, et son urbanité charmante. Horace satirique n’a presque plus rien des rudesses de Lucilius. 11 n’aime pas à s’irriter. Lucilius était venu à une époque où les vieilles mœurs avaient encore leurs partisans, et où plusieurs, et lui-même le premier, en donnaient l’exemple. Aussi ne put-il retenir son indignation, à la vue du luxe de quelques-uns et de la corruption universelle. Ses écrits étaient pleins de personnalités. C’était la poésie fescennine reparaissant à Rome au temps des Scipions et
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