X.’ar( poétiqac
Ce titre à’ Art poétique est asse* mal inventé, et n’est propre qu’à faire accuser Horace d’une foule de péchés dont il est innocent, ou dont on ne saurait raisonnablement lui refuser le pardon, si l’on songe qu’il n’a point eu la prétention d’écrire un poëme didactique, mais de causer de littérature avec deux amis , comme il avait fait avec Auguste et avec Florus dans les deux épîtres dp second livre, h' Art poétique n’est réellement, et n’était, dans la pensée d’Horace, que YÈpUre aux Pisons. Peu importe donc que tout y soit jeté à peu près au hasard et pêle-mêle. Cette causerie a tous les caractères des autres causeries d’Horace. N'y cherchez que ce qu’y a voulu mettre le poète; ne vous effarouchez pas s’il rompt çà et là le fil capricieux de sa pensée ; s’il se raccroche quelquefois à un mot, à quelque idée secondaire; s’il ne revient à son sujet apparent qu’après de longs dé-