‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 27 sur 397 · CHAPITRE III. — COMMENC. DE LA POÉSIE LATINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — COMMENC. DE LA POÉSIE LATINE

ce n’était pas un artiste ; c’était un génie fécond , ce n’était pas un homme capable de créer un vrai chef-d’œuvre, une de ces œuvres comme la Grèce en avait tant produit et comme Rome devait en produire , qui sont le beau avec tout son charme et dans toute sa splendeur.

L’épitaphe de Névius, sous une forme un peu insolente, exprime admirablement les titres qu’avait le poêle à figurer parmi les classiques latins, et k servir de texte aux études du jeune âge. Sa langue était le pur latin de Rome, sans mélange ni de provincialismes , ni d’hellénismes, ni d’aucun élément étranger, et tel qu’on le parlait dans le siècle où, selon le mot de Cicéron, on parlait vraiment latin. Cicéron, pour définir ce qu’il entend par diction urbaine , latin de source, idiome national, nomme Plaute et Névius; et les fragments mêmes des ouvrages de Névius déposent de la légitimité de l’orgueil du poète, comme une ruine antique révèle encore quelques-uns des caractères du primitif monument.

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