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CHAPITRE V

CATON; ENNIUS

Raison du rapprochement de Caton et d’Ennius. — Vie de Caton. — Discours de Caton. — Éloquence de Caton. — Caton et les Grecs. — Ouvrages de Caton à l’usage de son fils. — Caton historien; les Origines. — Caton agronome; son Traité d’Agriculiure. — Vie d’Ennius. — Jugements des anciens sur Ennius. — Tragédies d'Ennius. — Comédies d’Ennius. — Satires d’Ennius. — Les Annales. — Autres ouvrages d’Ennius. — Conclusion.

BalNon du ra|iprocheiucnt de Cuton et d’Ennius.

Ce n’est point par fantaisie que je rapproche ici ces deux noms, ni à cause du hasard des dates, qui a fait naître Caton et Ennius à si peu d’années l’un de l’autre. Ce n’est pas même parce qu’Ennius fut le protégé de Caton, et qu’il entra, sous les auspices de Caton, dans la famille romaine. Ces deux hommes résument tout leur siècle ; ces deux types divers se complètent l’un l’autre, et sont comme les deux faces du génie romain. Caton, orateur, moraliste, historien, agronome, n’est pas seulement le plus célèbre des prosateurs de cette époque : c’est la prose même, si j’ose ainsi dire; c’est Rome essayant enfin toutes ses forces dans les choses qui sont à la fois et les intérêts positifs de la vie et des spéculations de l’esprit. Ennius n’est pas toute la poésie de son temps, mais il en est le poète par excellence. Ennius,

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