CHAPITRE XXXVII. — PSEUDO-VIRGIUENS
ou plutôt.en maraîcher, car il a à cœur l’utile beaucoup plus que l’agréable. Ses vers sont d’une simplicité nue : le poëme, selon l’expression d’un critique, n’est guère plus orné qu’un potager. On voit que, même avec le continuateur de Virgile, nous sommes encore aux antipodes des Géorgiques.
Autrrii poètes eonteinporains.
Je ne sais si je dois ranger, parmi les hommes de l’*école classique, deux poètes dont on applaudissait les tragédies dans les salles de lecture, Pomponius Sécundus et Curiatius Maternus. J’ai peur que leurs prétendues compositions dramatiques n 'aient été que des déclamations à la façon de celles de Sénèque. Maternus essaya de traiter des sujets nationaux ; mais je doute que le Galon de Maternus, qui coûta peut-être la vie à son auteur, fût une œuvre beaucoup supérieure même hl’Octavie. Que dis-je? l’Odauie est peutêtre de Maternus. Je mentionne seulement pour mémoire et Virginius Romanus, qui lisait k ses auditeurs des espèces de comédies, sous le titre de mimïambes; et Passiénus Paulus ami de Stace, ce chevalier romain qui était du pays et de la famille de Properce, et qui se croyait tenu à composer des élégies; et le Gaulois Sentius Augurinus, qui réussissait dans les hendécassyllabes. Quant aux autres poètes dont je pourrais encore citer les noms, il n’y en a pas un seul qui ait laissé même un souvenir.