‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 80 sur 397 · Horace, Eyttrc, livre 11, épUrc i, vers 7D et suivanls · texte numérisé non relu

Horace, Eyttrc, livre 11, épUrc i, vers 7D et suivanls

Titinius n’a point été critiqué par Horace^ et il reste d’assez nombreux fragments de ses comédies. Cependant nous ne sommes guère plus avancés à son sujet; il y aurait même quelque témérité à affirmer que Titinius fut un homme de talent. Les fragments de ses comédies sont tous fort courts, et, en général, d’une parfaite insignifiance. Je remarquerai seulement que Titinius semble s’être plu à mettre en scène des personnages empruntés aux classes populaires : paysans, foulons, joueuses de flûte, etc. Ses comédies, quelles que fussent sans doute leurs imperfections littéraires, devaient offrir des tableaux intéressants et animés, comme celles d’Atta ou d’Afranius. C’est la vie même des Romains qu'elles étaient censées reproduire ; et, pour peu que l’image fût fidèle, ceux qui la contemplaient durent trouver dans ce spectacle profit et plaisir.

Jugement aur la comédie latine.

La destruction des ouvrages de ces poètes comiques n’est peut-être pas une très-grande perte pour la littérature. Mais qui peut dire tout ce que les historiens y puiseraient de renseignements sur une foule d’usages plus ou moins mal connus, et combien leurs récits gagneraient à s’éclairer du commentaire vivant d’Afranius, ou même de Titinius et d’Atta? W. Schlegel, après avoir dit ce qu’aurait pu être une comédie vraiment romaine, ajoute un peu sévèrement, et même avec quelque légèreté : » Mais les écrivains anciens parlent de la comœdia logala avec trop d’indifférence, pour qu’on puisse supposer qu’elle méritât, sous aucun rapport, d’attirer l’attention. » La renommée d’Afranius proteste assez haut, je crois, contre l’assertion du savant critique. Horace lui-même ne dit-il pas que plusieurs ont conquis une juste gloire en s’éloignant des traces dramatiques des Grecs, et en faisant des tragédies et des comédies romaines? W. Schlegel s’appuie du jugement général de Quintilien sur la comédie latine : « C’est dans la comédie surtout que nous boitons. « Je ne conteste pas la justice de la condamnation portée par le rhéteur latin; je dis seulement que cette condamnation a besoin d’être expliquée. Nous avons besoin de

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