‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 41 sur 80 · SCIENCES ET ARTS · texte numérisé non relu

SCIENCES ET ARTS

Médecine : Musa; Celse. — Architecture : Vitruve. — Agriculture : Varron.

i** Médecine. La médecine, chez les Ro mains , fut d'abord tout empirique et restreinte à des pratiques curatives, plus arbitraires que subordonnées à des principes et à une méthode. L'art de guérir, émané d'un sentiment naturel d'humanité et de sympathie, s'inspirait moins de l'observation que de l'instinct et du hasard. On ne peut douter pourtant que l'emploi de certaines plantes médicinales, l'application de quelques remèdes, n'aient été connus et pratiqués avec succès dans la campagne romaine et dans la ville.

Les moyens hygiéniques, la diète, l^s bains, la gymnastique, étaient également prescrits et affectés au régime militaire. On sait même que la saignée était infligée aux soldats poltrons et paresseux comme une dégradation infamante. D'autre part, on lit dans Cicéron, Lucrèce, Virgile, Horace, des passages qui prouvent une connaissance de détails techniques propres à la médecine. Toutefois, le premier médecin attitré qui parut à Rome est un Grec nommé Archagathos, venu du Péloponèse, l'an 218 avant Jésus- Christ. Il reçut le droit de cité, et on lui acheta, aux frais de l'État, une taverne dans le carrefour Acilius, près du Forum Olitorium, pour y exercer sa profession. Sa spécialité étant le traitement des blessures (vulnera), il fut d'abord appelé Vulnerarius, mais la rudesse avec laquelle il employait le fer et le feu fit changer ce surnom en celui de Camifex, bourreau. Dès lors, la médecine fut naturalisée à Rome et exercée principalement par des Grecs. Elle y fut môme en faveur, à ce point que, une année de disette ayant contraint

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