‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 118 sur 433 · I, ch. xxxix. J · texte numérisé non relu

I, ch. xxxix. J

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core que dans la Guerre des Gaules; il était impossible à César de ne pas faire de ces mémoires une justification et en même temps un instrument de sa politique. C'est surtout de cet ouvrage qu'on peut dire que la méthode est celle d'un plaidoyer, et que le récit est une argumentation oratoire. Dès les premières pages, ce caractère est sensible : avant d'arriver au passage rfu Rubicon, qui a commencé la guerre civile. César ramasse toutes les circonstances de nature à expliquer sa résolution et à rejeter sur ses ennemis la responsabilité de cette crise terrible *. Ailleurs, c'est la fidélité même du récit qui est suspecte, ce sont des faits peu favorables à César qui ont été altérés ou supprimés. Il ne dit rîen, par exemple, de sa conduite envei's le tribun L. Métellus, qui refusait de laisser ouvrir les portes du trésor public et qui faillit payer de sa vie son énergique résistance. Il cherche même à faire disparaître la possibilité de ce fait que lui ont reproché Lucain, Plutarque, Dion, Appien, et dont Cicéron a parlé dans ses lettres à Atticus ^, Selon lui, le consul Lentulus avait fui de Rome si précipitamment, qu'il avait laissé le trésor ouvert '.

Au reste, les grandes qualités de la Guerre des Gaules se retrouvent dans la Guerre civile. C'est le même talent qui peint en quelques traits les événements et les personnages, le caractère des pays et des peuples ; c'est la même précision, la même clarté, la même vivacité entraînante dans le récit des expéditions, des marches, des combats ; c'est partout Ximmortelle brièveté de César,

Appréciations des modernes.— 11 serait long de citer

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