EpUt.y H, I, 69 et 8ulv
â4 ÉISTOIRE DE LA LITtèRATURÉ ROMAINE
famille, dont les études s'étendaient à la lauç,*^] grecque, oubliaient bientôt, en lisant roriginâl, la^ci V pie informe que leur enfance avait bégayée. ( . i
i u Nœvius. — Un autre auteur£iH suivit de fr(-.;y
Livius et qui continua son œuvre avec plus^^la'talan < et d'orîgîrfatité^'lê^Campanien Gn. Nsevius (264-194; conserva longtemps le même privilège. « Nievius, dit Horace, n'est-il pas dans toutes les mains, présent àtoutes les mémoires, presque comme un contemporain, tant on vénère un vieux poème, quel qu'il soit? * » Mais Gicéron, moins dédaigneux qu'Horace pour la vieille littérature de son pays, défend Naevius contre ses détracteurs et même contre le grand poète Ennius, qui avait fait une allusion peu respectueuse à son devancier '. Nous n'avons conservé des œuvres de Nœvius quj^ne centaiiifi..ile„ vers . ou XragmenTs de vers. On y remarque assez d'expressions fortes et poétiques pour comprendre le jugemant de Gicéron, qui trouve «de l'éclat » dans le poème do Nsevius, quoique le style ait moins de pureté que celui d'Ennius.
Naevius, comme Livius Andronicus, se rattache à la fois à la comédie, à la tragédie et au poème épique. Soldat dans la première guerre punique, il prit cette guerre pour sujet d'un ouvrage en vers dont nous rendrons compte. Mais il donna aussi aux édiles des comédies et des tragédies traduites ou imitées des auteurs grecs. 11 essaya même d'introduire une comédie toute romaine, et par le lieu de la scène, et par les personnages (comédie à toge, togata)^ Il alla plus loin, il voulut renouveler à Rome les hardiesses de la comédie ancienne d'Athènes ; il hasarda des allusions