De Claris oratoribvs, XIX
^ j^- *iques ; il s^attaqua aux patriciens et osa même • aduire sur la scèn^ les puissantes familles des / CJpions et des Métellus : « Le destin des Métellus est s ^3 naître consuls à Rome, » avait-il dit ^ Moins alients que les Scipions, qui laissèrent passer des Aaisanteries plus blessantes,, les Métellus répondirent /jasi : « Les Métellus châtieront Nsevius le poète ^. » Ze vers menaçait l'auteur du châtiment réservé aux esclaves, et une loi des Douze Tables condamnait à expirer sous le bâton l'auteur de personnalités diffamatoires contre un citoyen. Naevius en fut quitte pour la prison, d'où le tira Tintercession des tribuns. Âlais il recommença, et alors il fut exilé et alla mourir à Utiquc.
L'épitaphe en vers saturniens qu'il avait composée pour lui-même, montre la haute idée qu'il avait de sa valeur :
c< S'il était permis aux immortels de pleurer les
mortels, les divines Camènes ^ pleureraient le poète
Ntevius; car depuis qu'il est enfoui dans le trésor
d'Orcus *, on ne sait plus à Rome parler la langue
r latine. »
) Le nom de Naevius était attaché surtout chez les Romains à son poème sur la première guerre punique, - poème dont le caractère national contribua sans > doute beaucoup à la longue popularité de cette œuvre. Ecrit dabord tout d'une haleine, l'ouvrage a été divisé en sept chants par un grammairien, Octavius Lampadion. C'est une véritable histoire dont le plan est le même que celui d'Hérodote, c'est-à-dire que l'auteur se propose de raconter la première guerre