P« Catilinaire, ch. vui, ix, x
2. Ils réclamaient contre cette exclusion. Cicéron, dans les premiers temps de son consulat, leur persuada par un discours éloquent de sacrifier leurs droits k la paix publique. Beaucoup cependant grossirent les rangs des complices de Gatilina.
Quelles ont été, pour les affaires général quences de cette conjuration, oti tant é sont compromis ? Pas un mot ne l'indiq teur reste en suspens, cherchant en vain qu'il attendait, et s'étonnant de la retra de l'auteur, qui le quitte sans même prei lui.
A côté de ces défauts^ le récit de Sallu des qualités brillantes. Sa narration est v s'il s'arrête, en général, à Textérieur des il sent et peint avec une saisissante vérité a vu. Son style énergique, coloré, esl obscur par excès de concision ; mais un( tive triomphe des difficultés de la premiî l'on gagne à cette lutte de mieux pénéti deur de la pensée et la justesse vigoure de l'expression.
Guerre de Jugurtha. — A l'époque écrivit l'histoire de la guerre contre Ji talent avait atteint sa maturité. Cet ouv ensemble et comme détails, est bien su Conjuration de Catilina. Le préambule qi ressemble à celui dont nous avons critiqu lités trop vagues et trop pompeuses. C idées ont plus de suite ; le style a plus c d'unité. Quand l'auteur fait valoir l'im] études littéraires et historiques, quan protester contre les préjugés qui blâmei vail, cette insistance s'explique : en effi parcouru toute la carrière politique, et, à nion publique n'accordait le droit de s sein des lettres qu'aux hommes qui ava ment payé leur dette de citoyen.
L'introduction se termine par l'exposi qui lui ont fait choisir ce sujet :
D'abord, la guerre a été longue et terrible, la victoire disputée ; puis, c'est alors qu'on a commencé à lutter contre l'insolence de la noblesse *•
Ainsi, Salluste n'a pas été attiré par le caractère original du pays et des mœurs qu'il allait décrire, par la connaissance que l'ancien gouverneur de l'Afrique devait avoir des lieux et des habitants. Sans doute, il a profité de ces ressources ; nous savons par luimême qu'il avait consulté les monuments historiques du pays ; car il se fit expliquer les livres écrits en langue punique qui venaient du roi Hiempsal II, petitfils de Masinissa et successeur de Jugurtha 2. Il visita aussi les principales villes de l'Afrique. Mais ces événements ont pour lui une autre sorte d'intérêt : il les considère surtout en Romain, à cause des vicissitudes qu'ils ont présentées et de leur influence sur les destinées des partis à Rome. Voilà, dans cette histoire, tout ce qui est vraiment utile et instructif pour ses concitoyens ; le reste n'est qu'un accessoire. Les modernes voudraient une description plus étendue et plus complète du pays où il nous transporte. Un chapitre suffit à Salluste pour la géographie générale de l'Afrique ', et quand il entre dans les détails, la précision manque plus d'une fois. Pour expliquer le partage du royaume de Numidie entre Jugurtha et Adherbal, il se contente de quelques indications vagues et difficiles à concilier. Ce défaut jette de l'obscurité sur la campagne de Métellus : le général romain marche sur une ville, la prend, la brûle, court à une autre qu'il traite de môme *. Mais quelles sont ces villes ? où sont-elles situées ? Souvent on est réduit à