Morceaux traduits des auteurs latins, p
relevée encore par une concision épigrammatique. On s'est étonné qu'elles aient pu avoir leur place au milieu des jeux grossiers et des quolibets graveleux de ces farces. Mais les proverbes, qu'on appelle la sagesse des nations, n'abondent-ils pas dans le langage des personnages les moins sages, et les comédies de Plante et de Térence ne fourniraient-elles pas un grand nombre de pensées propres à former un recueil ? Malgré les maximes, ces pièces ne devaient pas flatter la délicatesse des beaux esprits du temps de César et de Cicéron. Celui-ci, dans une lettre S félicite un de ses amis qui, volontairement ou par indisposition, n'a pas assisté aux grands jeux de César, où nous avons vu figurer les mimes. Ailleurs encore, ce n'est pas en admirateur qu'il parle de Labérius et de Publilius^ :
Je me suis tellement endurci qu'aux fêtes de César j'ai supporté patiemment la vue de T. Plancus 3, et j'ai entendu de même le* vers de Labérius et de Publilius.
Plus tard, Horace fera une allusion dédaigneuse aux mimes de Labérius^. Il est probable que Quintus Cicéron, l'auteur de tragédies, traducteur, comme son frère, d'un poème astronomique; que l'orateur Hortensius, l'historien Cornélius Népos, tous élèves et imitateurs des poètes élégants d'Alexandrie ; que César lui-même, bien que forcé de complaire au goût de la foule, n'étaient pas plus satisfaits de ces farces et qu'ils leur préféraient les ouvrages d'écrivains plus distingués et plus dignes d'eux.