‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 138 sur 433 · Jbid., XII · texte numérisé non relu

Jbid., XII

3. Plaacus Bursa, ennemi de Cicéron, exilé pour violences et i*é(abli par César.

UISTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMALNE 291

Poètes divers. — Valérius Caton. — Parmi les noms souvent cités chez les anciens, nous trouvons Valérius Caton et de Varron d'Atace. Le prem comme maître de poésie et comme poète, i dépouillé de son patrimoine au temps de S biographe Suétone parle d'un écrit intitulé Im dans lequel Valérius déplorait son malheur sait si cet ouvrage était écrit en prose ou en a voulu le reconnaître dans un petit poème s; Dlrœ (Imprécations), qui a été aussi attribu gilc. Mais, d'après certains détails, cette pièce se rapporter au temps de Sylla. Elle fait bie allusion aux partages de terres qui eurent lie pendant le second triumvirat. D'ailleurs, ni 1 ments ni le style ne permettent d'y voir une o Virgile.

Valérius avait composé des ouvrages d'e ment {grammaticos libellos, dit Suétone) ; des mythologiques, imités des Alexandrins ; des pc gères, dont quelques-unes, la Ltjdie et la Diane célèbres.

Varron d'Atace. — P. Terentius Varro, né bonne près de la rivière de VAtax (Aude), d'où son surnom d'Atacinus, était un poète féco œuvres se rapportent à presque tous les genn pée géographique et scientifique, épopée hij élégie, satire. Sa vie, très courte, qui s'étenc blement de 82 à 37, a donc été bien remplie, core un élève et un imitateur des Alexandrins sous le nom de Chorographie^ ou Comosgra Voyage de Varron ( Varronis iter), un poème gé que composé sur le modèle d'Alexandre d'Ephî un autre poème scientifique, Ephemeris, il s près Aratus, le poète des Phénomènes. Ses . tiques, fort appréciées des anciens, étaient un

duction libre de l'épopée d'Apollonius de Rhodes. Dans Télégie, il suivait les exemples des mêmes maîtres. Jeune, il aborda le genre de Lucilius ; mais, au jugement d'Horace, « ses essais ne furent pas heureux * ». Son poème historique sur la guerre des Sequanes [Bellum Seçtumicum) avait peut-être plus d'originalité ; peut-être aussi n'était-ce qu'une traduction en vers du récit de César.

Furius Bibaculus. — Helvius Cinna. — Nous nous bornerons à nommer Furius Bibaculus, auteur d'un poème alexandrin, l'Ethiopie {jtJthiopis), célèbre surtout par ses violentes épigrammes contre César, et C. Helvius Cinna, dont les poésies légères étaient peu estimées d'Aulu-Gelle, et dont le poème mythologique, Smyrna, passait pour un modèle d'obscurité. C'étaient deux amis de Catulle ; mais les anciens parlent surtout de l'intimité de ce poète avec Calvus^ et ils rapprochent habituellement les deux noms.

Calvus. — C. Licinius Calvus, comme tous ses contemporains, imitait les Alexandrins. Il composa une épopée, /o, ouvrage géographique plutôt que poétique. Mais on appréciait avant tout ses épigrammes et ses petites pièces voluptueuses, et c'est par là qu'il mérita de partager la grande réputation de Catulle. Cependant, par profession, Calvus était orateur; il plaidait beaucoup et avec succès ; on admirait son action pleine de véhémence. Plus sobre et plus simple dans son style que Cicéron, il fut considéré comme un des chefs de cette école dite attique, dont on opposait la précision au luxe asiatique d'Hortensius, et même à la richesse de Tauteur des Verrines et du plaidoyer pour Milon» Celui-ci, dans son Histoire des orateurs

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