Ëxperto frustra Varrone Âlacioo
[Sut , 1, X, V. 43.)
illustres, que nous avons citée si souvent, proteste contre le prétendu atticisme de Galvus, et ne veut pas qu'on accorde le privilège de ce nom à une sécheresse élégante et polie *.
Calvus était de très petite taille, ce que nous apprend une jolie petite épigramme de Catulle :
J'ai bien ri d'un homme qui, tout à l'heure, au Forum, quand mon ami Calvus eut exposé merveiUeusement ses accusations contre Vatinius, s'écria, transporté, en levant les bras au ciel : « Dieux puissants, l'éloquent petit bout d'homme 8 ! »
Arrivons à l'auteur de cette petite pièce, le seul de tous ces poètes dont nous possédions, au moins en partie, lés ouvrages, et qui, au jugement des anciens, surpassait de beaucoup tous les autres.
Catulle. — Sa vie. — C. Valerius Catullus, né à Vérone, probablement en 87 av. J.-C, appartenait à une famille honorable d'origine romaine, qui n'était pas sans fortune. Quoique Catulle plaisante dans une de ses poésies sur l'état de sa bourse « pleine de toiles d'araignée », nous savons par lui-même qu'il posséda deux maisons de campagne : l'une dans les environs de Tibur, l'autre sur le promontoire de Sirmio [Sermione), dans le.lac Benacus (lac de Garde). Au retour d'un long voyage, il salue avec effusion cette villa de Sirmio 3. C'est sur un bâtiment qui lui appartient qu'il a traversé les mers depuis l'Italie jusqu'à TEuxin ; revenu à Vérone, il dédie son esquif à Castor et à Pollux*. Peut-être sa fortune n'a-t-elle pas résisté aux plaisirs de Rome ; peut-être aussi faut-il prendre pour
i. Gb. Lxxxn.