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HISTOIRE DE LA llTTÉRATUBE ROMAINE 301

le jour, inspirées par les mille incide Rome, que Catulle paraît tout entier ont quelquefois donné le nom de c'est sans doute en raison de ses em à la littérature grecque, et parce qu'i popularisé beaucoup de mètres qui or sie latine. Mais Catulle n'a jamais et travail ; on ne pourrait pas applique mots de « bonheur étudié » (curiosa fei térisent si bien Horace. La poésie ce personne ; il la parle comme sa lani trouve des vers abondants et faciles billet à une personne aimée, pour ii compagnon de plaisir, pour lancer à épigramme tantôt bénigne, tantôt v la vivacité, une grâce négligée, une e prêt, voilà ce qui fait le charme de se nages. Il faut y joindre, hélas ! une gage , un cynisme qu'expliquent s( d'une époque et d'une société où le de bon ton.

Nous avons trouvé déjà dans les œi Catulle plus d'un petit tableau piqi Ses œuvres légères en sont pleines. ' célèbre sur le moineau de Lesbie ; tel badinage sur la mort de ce même méitie caractère de naturel, d'abam rencontre dans les billets qu'il adn C'est ainsi qu'il célèbre avec effusion ranius ^

Véranius, toi qui dans mon cœur ren place de milliers d'amis, tu es donc arri pénates, tes frères si unis, ta vieille m^

\ . Voir Morceaux traduits des auteurs lati 2. Pièce 9.

ouvelle ! Je vais te revoir sain et sauf, je .t'enre, comme tu sais le faire, les contrées, les re des Ibériens ! 0 vous tous, heureux du un homme plus joyeux, plus heureux que

nioins de charme, quand il salue à son lynie sa presqu'île de Sirmio \, et qu'il laisir de se retrouver chez lui tranquille 3sprit après les fatigues d'un long voyage :

plus doux que d'oublier ses peines, quand un fardeau pesant, et qu'on revient, après ible, se reposer près de ses lares, dans le lit ilut, aimable Sirmio ! réjouis-toi du retour j ! Réjouissez-vous, ondes lydiennes de nos 3UX, éclatez dans toute la maison.

aille penser de la détresse qu'il avoue à lUus, rien n'est plus spirituel que l'invili adresse ^ :

B des dieux, mon FabuUus, tu feras chez moi jours un excellent dîner, si tu apportes avec

mets choisis, sans oublier le vin, et le sel joyeux éclats de rire. Oui, si tu apportes tout li, tu dîneras à merveille : car de ton Catulle garnie que de toiles d'araignée. En échange, ! douces confidences, et quelque chose de

de plus exquis ; c'est un parfum que les mours ont donné à ton Catulle. Quand tu le lus, tu prieras les dieux de te faire tout nez l'aux pieds.

fnmes de Catulle ne diffèrent pas beaupetits billets. Si le mètre est changé, le e et la raillerie se rencontre aussi souvent

d'un côté que de Tautre. Catulle a préc< ce genre de poésie ; mais ces deux poè pas de môme Tépigramme. Chez Marti parée pendant toute la pièce, et elle trait final. Catulle mord depuis le pi qu'au dernier; c*est moins une épig petite invective. Il n'est pas facile de c l'autre une seule de ces pièces. Voici, décasyllabes, deux billets qui s'en rap le premier, le poète réclame avec plus de fiel des serviettes que lui a empoi Asinius * :

Mamicinus Asinius, tu fais un vilain m gauche, quand le vin te met en gaieté. les yeux, tu dérobes les serviettes. Prend* l'esprit? Tu ne vois pas, pauvre sot, que h de bas lieu et de mauvais goût? Tu ne croire ? Crois-en ton frère Pollion, qui ^ d'un talent, effacer ta honte. Aussi, appr< trois cents vers comme ceux-ci, ou rend* J'y tiens, non pour sa valeur, mais coni d'amitié. Car ces serviettes de table son m'ont envoyé d'Espagne Fabullus et Vérai aimer comme Fabullus et mon cher petit

Dans une autre pièce ', le tablea Egnatius, qui riait toujours, est assez

Egnatius a les dents blanches ; c'est po jours. Vient-il s'asseoir sur le banc d'un ac où l'orateur arrache les larmes, il rit. bûcher d'un fils unique, où se lamente . mère, il rit ; en tout temps, en tout lieu, il rit. 11 a cette maladie ; elle n'est, selor guée ni aimable.

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