V. livre V, v. 619 etsuiv
3. i4d Quintum, II, ii : • Lucretii poemata, ut scribis, ila sunt multis laminibud ingenii, mulla*. tamen artis. t D'autres lisent : non mnltis laminibûs ; d'autres, non multse artis, ce qui serait plus conferme k notre jugement. Gomme l'a dit J.-V. Le Clerc, • il y a moins d*art que de génie dans les vers de Lucrèce • .
queur de Mithridrate, et voulut s'opposer à son triomphe. 11 fut lui-même accusé par César. Il échoua dans la poursuite du consulat, fut accusé de brigue et condamné à Texil. Passionné pour les lettres grecques, qu'il possédait à fond, fort dédaigneux, dit Cicéron \ de la littérature de son pays, ce fut à Athènes qu'il se retira. Il voulut s'y construire une maison sur une partie des célèbres jardins d'Epicure ; mais le terrain, qu'avait concédé l'Aréopage, fut revendiqué comme un legs du philosophe par le chef de l'école, Patron. Cicéron, dans une lettre àMemmius *, intervint en faveur de Patron.
Memmius, ami de poètes, était aussi poète à ses heures ; mais ses vers, rudes et incultes, ne ressemblaient que par la crudité du langage aux pièces de Catulle. Il est probable que la dédicace de Lucrèce est antérieure à son exil : car le poète, en demandant à Vénus, dans une célèbre invocation allégorique, de rendre la paix aux Romains, compte sur son ami pour travailler au salut de la patrie ^. Il est probable que Memmius, épicurien dans le sens où l'entendaient Atticus et tous les hommes de plaisir, se résigna facilement à rester en dehors de la guerre civile et à vivre tranquille, pendant ces luttes sanglantes, au fond de sa belle retraite. Quant à Lucrèce, sa mort, comme celle de Catulle, avait précédé la rupture entre César et Pompée.
Poème de Lucrèce. — La littérature grecque, dans la période de son épanouissement lyrique, avait produit plus d'un poème sur la Nature, Xénophane, Parménide, Empédocle, avaient traité en vers, et avec une verve toute poétique, les grands problèmes de