‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 168 sur 433 · Egl., IX, 26 et · texte numérisé non relu

Egl., IX, 26 et

neur de ses vers à Marcellus, qui naquit bientôt d'Octavie, sœur d'Octave. Cependant, M. Benoist Ta fait observer % « d'après les termes de l'églogue, l'enfant auquel s'adresse Virgile semble être déjà né. D'ailleurs, le poète ne pouvait guère dédier un poème aussi adulateur pour la famille d'Octave à Pollion, à peine rallié et jusqu'au dernier moment partisan d'Antoine. » Quant à cette apothéose poétique du fils de Pollion, M. Benoist juge avec raison qu'elle n'a rien d'invraisemblable. D'abord, Pollion avait été « le protecteur le plus assidu de Virgile ». Puis « le rôle qu'il avait joué dans la guerre, la part qu'il avait prise à la conclusion de la paix, le consulat dont il était revêtu par une des clauses du traité, le rendaient un des premiers personnages du monde. Octave n'était pas encore arrivé à un degré de puissance où il accaparât nécessairement toutes les louanges et toutes les hyperboles poétiques. Pollion, de son côté, pouvait espérer, à la faveur des révolutions qui n'étaient pas encore terminées, d'atteindre à son tour le souverain pouvoir. »

Le même critique ajoute avec non moins de raison que « plus tard Yirgile ne l'eût pas fait, mais il célébra assez Auguste pour que le -souvenir de la quatrième églogue ne lui nuisît pas * ». Enfin, le vague même de la prophétie permit de lui donner dans la suite d'autres interprétations que le poète ne démentit pas.

Au commencement de l'année suivante (715), Virgile publia l'églogue de Silène, la sixième du recueil, qu'il a dédiée à Varus. Elle fut suivie bientôt d'une autre, la huitième, adressée à Pollion, qui venait de vaincre

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