‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 17 sur 433 · Sat. l, IV · texte numérisé non relu

Sat. l, IV

30 niSTGlRE DE LA LITTÉRATURE ROMAINE

dansTopinion des Romains, Vœuvre principale d^En-, y- mus, s appêTaTnes A/^^^ paTce titre

) combien il devait différer de l'épopée d'Homère. C'est un sujet plus vaste que celui de Naevius, mais non ' moins historique. Le récitembrasse toutes les annales de Rome jusqu'au tenijps^ÏÏu poêle. La marche est belte ée-^4rrsttnrrôh ; il n'y faut chercher d'autre plan que la succession même des faits. Si les premiers livres, remplis par les origines fabuleuses de Rome et par un mélange de légendes et de faits avérés, sq rapprochent davantage de l'épopée, comme les débuts du poème de Naevius, à mesure que Ton avance, le caractère du récit est de plus en plus celui de l'histoire. Ennius laissait de côté la première guerre punique déjà racontée par Naevius. C'était rendre hommage à son devancier. 11 disait lui-même : « D'autres ont traité ce sujet en vers.» Mais Cicéron, qui cite ces paroles, reproche alors à Ennius d'avoir fait une allusion dédaigneuse à Naevius, en confondant ses vers avec ceux « que chantaient jadis les Faunes et les devins, au temps où personne n'avait atteint les sommets habiles par les Muses, où l'on ne recherchait pas encore l'élégance de la diction ». Il objecte à Ennius ses nombreux emprunts à la Guerre punique, « emprunts qui deviennent des larcins, si tu les nies * ». ,A j>artir ,de.la seconde guerre j)unique, .Ëjonius entrait dans les faits contemporains; il racontait des événenients qu*îl avait vus, auxquels il avait été quelquefois mêlé. Le^oème^p£enait donc^de4Jju*..eilj;iIus l£ caractère -4'uno histoire, et il semble aussi que lé développement devenait beaucoup plus long. C'est ainsi que le X° livre, consacré à la guerre contre le roi de Macédoine Philippe, ne comprenait que trois années ; le XllP et le XIV*' (guerre contre Antiochus)

Page 1