Liv. III, 456 et suiv. Voir Morceaux traduits, p
acceptée par beaucoup de critiques modernes ^ Nous résumons ici son argumentation.
1° L'épisode d'Aristée est la conclusion véritable du quatrième livre, tandis que le panégyrique de Gallus n'aurait eu aucun lien avec le sujet.
2*^ Pour rattacher le panégyrique au récit, grâce à ces vers sur l'Egypte, dont Gallus était alors gouverneur,
Là où la nation fortunée de la Macédonienne Canope habite le Nil qui répand sur les terres ses eaux stagnantes, et parcourt ses campagnes dans des barques bariolées,
il faudrait effacer les quatre vers précédents 2, qui annoncent précisément Vinvention mémorable du berger d'Arcadie '. Il faudrait supprimer aussi vingt et un vers qui suivent ceux que nous avons traduits, c'est-à-dire tout le développement du poète sur la destruction complète des ruches et sur les moyens d'y remédier. Or, c'est Aristote qui a donné dans Y Histoire des animaux * ce procédé de la génération spontanée des abeilles naissant du cuir putréfié d'un taureau. Il serait bien étrange, ajoute M. Denis, que Virgile, qui, dans toute sa peinture des travaux et des mœurs des abeilles, a suivi pas à pas Aristote, eût négligé la seule chose poétique et peu scientifique indiquée par le philosophe, et se fût montré plus sévère que ce maître de la science.
3^ L'introduction du panégyrique de Gallus ne pourrait s'expliquer que par les vers où il est fait mention de l'Egypte, pays où les savants croyaient
1. Une tradition sur le /P livre des Géorgiques. Caen, imprimerie de Le Blanc-Hardel, 1880, brochure in-8«.