Odes, II, VII
4. TeufTel, Histoire de la littérature romaine, t. II, p. 49.
son modeste patrimoine par le partage des terres entre les vétérans des triumvirs S il acheta pour vivre une charge de secrétaire des questeurs *. En même temps, comme il le dit, « la pauvreté lui inspira l'audace d'écrire des vers ' ». C'est alors qu'il publia ses Fpodes et la plupart de ses Satires. Ces œuvres attirèrent sur lui l'attention de Virgile et de Varius, qui le présentèrent à Mécène vers la fin de 39. Par suite du modeste embarras du jeune homme et de la réserve de Mécène, cette première entrevue fut courte et peu décisive ; cependant, neuf mois plus tard, le jeune poète était rappelé et admis dans le cercle choisi et restreint des familiers du ministre, dont il devint le plus intime ami *. Il avait alors à peu près vingt-six ans. L'année suivante (37), il accompagnait Mécène dans son voyage de Brindes ^. Simple et modeste dans ses goûts,il se déclare content de sa terre de la Sabine, qui lui fut donnée par Mécène sans doute vers l'an 33. Plus tard, selon le biographe Suétone ^, il en reçut une seconde à Tibur, où Mécène et beaucoup d'autres grands personnages possédaient de magnifiques villas. Mais il ne l'avait pas désirée : « Je ne poursuis point les dieux d'autres prières, je ne demande pas à mon puissant ami de plus larges dons : je suis assez riche avec ma terre