Epit.^ I, 20, vers 23. Sat., I, 7, 23 et suiv
5. 1, 14. Voir Morceaux choisis des auteurs latins, page 269. 6. Epit., I, 4, vers 3.
ses goûts épicuriens, comme son caractère, le rendent ennemi de toute dépendance, il ne veut s'enchaîner à personne, et, dans une charmante épître que nous avons citée *, il le déclare avec une délicate liberté à son protecteur Mécène.
Il avait promis à son ami de ne pas lui survivre. Rien n'est plus connu que cette ode pleine de tendresse et d'effusion :
Pourquoi ces plaintes qui me déchirent le cœur? Non, ni les dieux, ni moi-même ne saurions souffrir que tu meures le premier, toi, Mécène, ma gloire, mon illustre appui ! Ah ! si le destin m'enlevait avant le temps la moitié de mon àme, qui retiendrait l'autre, désormais sans prix et mutilée? Le même jour nous verra tomber l'un et l'autre; je l'ai juré, je ne serai point parjure. Nous irons, nous irons ensemble; quand le moment sera venu, je suis prêt à partir avec toi pour le dernier voyage K
Horace, en effet, mourut moins d'un mois après Mécène (27 nov. av. J.-C). 11 avait alors cinquantesept ans. Il fut inhumé à côté de son protecteur sur le mont Esquilin.
Nous savons par Horace lui-même qu'il faisait physiquement un contraste complet avec Virgile ; sa petite taille et son obésité lui valaient les plaisanteries d'Auguste '. Ses cheveux étaient noirs, mais il nous apprend lui-même qu'il blanchit de bonne heure, il