‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 201 sur 433 · Livre III · texte numérisé non relu

Livre III

souvent le ton et Tesprit satirique/Cette inspiration, la première chez lui, fut toujours la plus personnelle. Elle s'était tempérée à l'époque où il composa ses Odes et ses Fpîtres; cependant lelle l'accompagna dans toute sa carrière.

Ëpodes. — La satire avait d'abord été chez lui emportée et violente; c'était l'invective d'Archiloque qu'il renouvelait dans ses Épodes, dignes par une verve ardente, comme par la hardiesse des images et du style et par le caractère saisissant du rythme, des ïambes terribles du poète de Paros.

Prends garde, prends garde, s'écrie-t-il dans une de ces pièces % car, intraitable aux méchante, j'ai des cornes prêtes à les frapper, comme le gendre méprisé du parjure Lycambe 2, aomme l'ennemi acharné de Bupalus ^ I

La jeunesse de l'auteur se trahit par la violence de certaines attaques, par la grossièreté de beaucoup de peintures et aussi par l'inégalité du talent. Il serait difficile de traduire en français quelques-unes de ces pièces d'une crudité repoussante. Les mieux inspirées sont celles où Horace déplore les guerres civiles qui se préparent encore *, où il montre « une nouvelle génération dévorée par ces luttes sanglantes, et Rome succombant sous ses propres forces * ».

Chant séculaire. — Nous ne nous arrêterons pas au Chant séculaire. On appelait à Rome jeux séculaires des fêtes en l'honneur de Pluton et de Proserpine, qui étaient célébrées tous les siècles, ou plutôt tous

i. Épodes, VL

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