‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 211 sur 433 · Servante d'une comédie de Titinius · texte numérisé non relu

Servante d'une comédie de Titinius

2. Les sandales pour remplacer chez l'amphitryon les chaussures qu'il a aux pieds, le bonnet de voyage qu'il mettra le soir en rétournant chez lui. Ce brave homme n'a pas d'esclave pour porter ses hardes.

jugements littéraires. Nous savons déjà qu'Horace, comme Lucilius et la plupart des poètes satiriques, est critique autant que moraliste. En étudiant les premiers temps de la poésie latine, nous avons apprécié ses jugements quelquefois sévères, et son rôle dans la grande querelle des anciens et des modernes. Il s'attache à défendre la supériorité de son siècle contre les partisans exclusifs des vieux auteurs latins ; à la passion de ces attaques contre les modernes, h l'affectation de cet enthousiasme pour les Ennius, les Pacuvius, les Lucilius et les Plante, il répond en examinant ces poètes des premiers âges de la littérature romaine ; il gourmande, au nom du goût sévère et de la perfection achevée de son temps, leur improvisation fougueuse, leur rudesse, leur verve incorrecte et déréglée, et comme il arrive toujours à la critique qui n'est pas désintéressée, il va jusqu'à méconnaître les qualités de ces écrivains dont on a fait ses rivaux. Ces discussions se rencontrent déjà dans les quatrième et dixième satires du premier livre; elles remplissent à peu près la grande É pitre à Auguste qui commence le second livre, et qui ne comprend pas moins de 270 vers ; elles ont leur place dans VEpître aux Pisoris, où nous trouvons, au milieu de préceptes tout didactiques, une courte esquisse de la poésie latine *. Quelquefois injuste pour les auteurs du passé, Horace est un admirateur sincère et ému des grands poètes contemporains qui tous furent ses amis ; il conseille et raille doucement, nous l'avons vu à propos d'une de ses plus piquantes épitres, les jeunes nobles que l'oisiveté et la mode jetaient pour un temps dans la versification. Il accable de ses mordants sarcasmes les poètes de métier, bizarres et importuns, dont la verve intarissable poursuivait chacun de poèmes.

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