‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 215 sur 433 · Sa^, I, X · texte numérisé non relu

Sa^, I, X

... Forte epos acer Ut nemo Varius ducit...

Dans une ode il le désigne comme le chantre futur des victoires d'Agrippa : « Varius, l'aigle de la poésie méonienne, célébrera ton courage, tes victoires, tout ce que nos flottes et nos braves escadrons ont fait de grand sous ta conduite. Agrippa ^ » Varius, en effet, composa deux épopées, l'une en l'honneur de César, intitulée De morte; l'autre, qu'Horace annonce dans les vers cités tout à l'heure, célébrait les hauts faits d'Agrippa et d'Octave. C'est à elle, au témoignage de deux scholiastes d'Horace, Porphirion et Acron *, que le poète emprunte ces vers de la seizième épître du livre I ' :

Si quelqu'un célèbre tes combats sur terre et sur mer, et vient chatouiller de ces douces paroles tes oreilles désœuvrées : « Puisse Jupiter qui veille sur Rome et sur toi, nous laisser longtemps douter si la patrie t'est plus chère que tu ne l'es à la patrie ! » tu reconnaîtras là un éloge d'Auguste.

Mais Varius était encore plus célèbre pour sa tragédie de Thyeste^ que Quintilien juge comparable aux plus beaux ouvrages de la Grèce *, et que l'auteur du Dialogue ctes orateurs cite aussi comme un chefd'œuvre avec la Médée d'Ovide ^ Un scholiaste d'Horace dit que le Thyeste fut représenté dans les jeux qu'Auguste donna après la victoire d'Actium (29 av. J.-C). L'auteur reçut pour cette pièce un million de sesterces

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