‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 216 sur 433 · Vers 2S et suiv · texte numérisé non relu

Vers 2S et suiv

4. X, i, 98. Varii Tliyestes cuilibet grœcarum comparari potest.

5. Nec uUus Asinii aut Messalœ liber tam illustris est quam Medea Ovidii aut Varii Thyestes.

{decîes sestertium). Nous ne possédons de lui aujourd'hui que douze vers hexamètres conservés par Macrobe. Ces citations montrent que Virgile avait quelquefois fait des emprunts à son contemporain, comme à ses prédécesseurs Ennius et Lucrèce. Le plus long de ces fragments forme six vers, dont le dernier est littéralement emprunté par Virgile : « Lors qu'un chien de Gortyne parcourt une vallée couverte d'ombres, cherchant à surprendre la retraite d'un vieux cerf, il s'acharne sur sa proie absente, il s'attache à ses traces, il suit dans l'air transparent les odeurs les plus subtiles. Ni les fleuves ne l'arrêtent, ni les montagnes ne le ralentissent; la nuit tardive ne l'avertit pas d'interrompre sa course effrénée *. »

En voici un autre assez remarquable : « L'écuyer qui dirige la guide flexible ne lui permet pas d'aller comme il veut; il commence par serrer, par comprimer sa bouche, il lui apprend à galoper dans la plaine, il le dompte en le contenant *. »

Valgius. — C. Valgius Rufus, à qui Horace adresse la neuvième ode de son deuxième livre, fut à la fois écrivain et homme politique. Il arriva au consulat en

1. Ceu canis umbrosam lustrans Gortynia vallem, Si veteris potuit cervae comprendere lustra, Sœvit in absentem, et circum vestigia lustrans',

' iEthera per nitidum tenues sectatur odores. Non amnes illam medii, non ardua tardant, Perdila nec serae meminit decedere nocti.

Voir Virgile, Egl. VIII, vers 85-88 :

Talis amor Daphnin, qualis quum fessa juvencum Per nemora atque altos quœrendo bucula lucos Propter aquae rivum viridi procumbit in ulva ' Perdita, nec serœ meminit decedere nocti.

2. Quem non ille sinit lentœ moderator habenœ Qua velit ire ; sed angusto prius ore coercens Insultare docet campis, fingit que morando.

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742 (12 av. J.-C). On cite chez les anciens ses élégies et ses épigrammes.

Il composa aussi un livre de botanique ; il traduisit en latin la Rhétorique d'Apollodore de Pergame, et il publia sous forme de lettres ses recherches grammaticales. On lui prêtait l'intention d'écrire un poème épique, et le passage suivant de Tibulle prouve qu'on le croyait capable d'y réussir; le poète s'adresse à Messala : « Tu as un homme capable de prendre en main le récit de ces grands exploits, c'est Valgius; aucun poète n'est plus près de l'éternel Homère *. »

Hacer. — Un autre écrivain, ami de Virgile, iEmilius Macer, de Vérone, avait composé des poèmes didactiques, dans le genre de ceux du poète grec Nicandre, Ornithogoniay Theriaca, et probablement aussi un ouvrage de botanique {De herbis), « Souvent, dit Ovide, Macer déjà vieux m'a lu ses Oiseaux et les Plantes qui donnent la mort et celles qui rendent la santé *. » Quintilien le cite plusieurs fois, à côté de Lucrèce et de Virgile; il trouve son style trop bas, et celui de Lucrèce trop difficile '.

Virgile a évidemment imité ces vers dans le 3® livre des Géorgiques, vers 115-117 ;

• Frena Pelethronii Lapythœ gyrosque dedere Impositi dorso, alque equitem docuere sub armis Insultare solo et gressus glomerare superbos. ^

Ailleurs encore Virgile s'est souvenu de ces deux passages :

En.j VI, vers 80. Fingit que premendo IX, 63. Saevit in absentes.

1. Est tibi qui possit magnis se accingere rébus Valgius, œterno propior non aller Homero.

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