‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 217 sur 433 · Inst. orat., X, i · texte numérisé non relu

Inst. orat., X, i

Fundanius. — Citons encore Fundanius, qu'Horace célèbre comme poète comique : « Seul de nos contemporains, tu sais, Fundanius, dans ton aimable babil, faire tromper le vieux Chrêmes par une fine courtisane et le fripon de Dave *. » Aucun autre auteur ne parle de ses succès dans la comédie. Il figuré avec Mécène et Varius dans la satire du repas ridicule *.

Corn. Gallus. — Avec Cornélius Gallus, dont nous connaissons déjà l'histoire, nous arrivons à l'élégie, où il précéda Tibul le et Properce. Né à Forum Julii(Fréjus) 69 av. J.-C. dans une condition obscure, condisciple de Virgile, il entra dans l'intimité de grands personnages, tels que Pollion, puis d'Octave, dans le parti duquel il se rangea contre Antoine. Les services qu'il lui rendit pendant cette guerre le firent appeler à la préfecture d'Egypte, dont il fut le premier gouverneur (724-30). On sait que la politique d'Auguste et de ses successeurs appela toujours à ce poste important un personnage trop peu élevé pour devenir dangereux et concevoir la pensée de se rendre indépendant. Mais les dilapidations de Gallus, ses excès, et surtout, si nous en croyons Ovide ^, une indiscrétion commise à table, amenèrent sa disgrâce. Dénoncé par Valérius Largus, son collègue et, ajoute-t-on, son ami, il fut rappelç par Auguste, qui chargea le sénat d'examiner sa conduite. Il fut condamné à une forte amende et à l'exil, et il se tua (26). Auguste, dit-on, donna des larmes à sa mort et s'écria, selon Suétone : « Je serai donc le seul qui ne pourrai impunément me fâcher contre un amil »

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