Voir notre chapitre sur Virgile, p. 355 et suiv
2. X, I, 93. Durior Gallus. — Voir sur Gallus la thèse de M. Alexandre Nicolas, professeur à la Faculté des lettres de Rennes, De la vie et des ouvrages de C. Cornélius Gallus, grand in-8o, 325 p., Paris, 1851.
sa versification plus dure que celle de Properce et d'Ovide.
Cassius de Parme. — Horace a rapproché de TibuUe ^ un autre poète, Cassius de Parme, qui fut victime des guerres civiles. Il avait participé au meurtre de César. 11 suivit ensuite le parti de Sextus Pompée et d'Antoine. Réfugié à Athènes après la bataille d'Actium, il fut mis à mort par Tordre d'Octave. Il ne faut pas le confondre avec un Cassius d'Étnirie, dont Horace raille les compositions trop rapides et Fardeur impétueuse *. Outre le genre élégiaque, dans lequel il avait précédé TibuUe, on croit qu'il s'était exercé aussi dans la tragédie, la satire et l'épigramme. On donne sous son nom une petite pièce. de dix-neuf vers hexamètres qui n'est pas indigne de l'âge d'Auguste. L'auteur raconte l'enfance d'Orphée et ses débuts dans la poésie :
Quand pour la première fois le héros du Rhodope prit dans ses mains rarchet de sa mère harmonieuse et sa lyre brillante d'or, on riait des accords que ses doigts trop mous tiraient lentement des cordes, et de sa voix inhabile en désaccord avec les sons de la lyre. Bientôt son orgueil s'enflamme : épris de la gloire, douce récompense des nobles travaux, il abandonne les jeux de son enfance ; éperdu, il se livre tout entier à ses études, l'amour de la muse fait pâlir son front. Il écoute avidement tantôt les chants de sa mère, tantôt ceux de son père, il étudie avec l'un et avec l'autre, l'un et l'autre le tiennent en suspens. Jamais l'Amour, au sourire menteur, ne le prit dans ses pièges perfides ; il fut sobre à la fois de sommeil et des dons de