De xlpa;, corne, en latin cornu
2. Natalem nostri primum videre parentes Quum cecidit fato consul uterque puri.
nous montre bien plutôt en lui un imitateur servile et maladroit de Tibulle que Tibulle lui-même. Les pièces ne pouvant être attribuées ni à Ovide, ni à Gassius de Parme, ni à Valgius, on arrive à cette conclusion que l'auteur est véritablement Lygdamus lai-même, tel qu'il se nomme dans les élégies. Nous savons d'ailleurs que ce jeune homme faisait partie du cercle de Messala , qu'il était du même âge qu'Ovide, né aussi h l'époque de la bataille de Mo- . dène, qu'il était, comme lui, admirateur de Tibulle, qu'il l'a, comme lui, beaucoup imité, mais avec moins d'art et de réserve. Nous avons cité, dans nos Morceaux traduits des auteurs latins *, la cinquième élégie de Lygdamus, le Poète mourant^ que l'on peut comparer avec les Adieux à la vie de Gilbert et avec la Jeune captive d'André Chénier. Gette pièce a certainement de la grâce et de l'effusion. Mais, sans parler de la date de naissance du poète, qui ne permet pas de l'attribuer à Tibulle, on y rencontre beaucoup d'emprunts qui trahissent la main d'un imitateur peu discret, des maladresses de style ^ indignes de Tibulle* Nous arrivons au quatrième livre, qui a donné lieu à beaucoup de discussions critiques. Il se compose de trois parties tout à fait différentes; la première est une longue pièce de deux cent douze vers hexamètres, le Panégyrique de Messala. On en a souvent contesté l'authenticité, en se fondant sur les défauts de cette œuvre disproportionnée et diffuse, où l'on passe de la surabondance à la sécheresse, où de nombreuses digressions historiques et géographiques font oublier le sujet véritable, où le style, souvent