Voir Ovide, Métam., I
Os homini subUme dédit, cœlumque tueri Jussit et erectos ad sidéra toUere vuUus,
et BulTon : a Tout marque dans l'homme, même à ^extérieur, j sa supériorité sur tous les êtres vivants; il se soutient droit et élevé, son attitude est celle du commandement; sa tête regarde le ciel et présente une face auguste sur laquelle est imprimé le caractère de sa dignité. »
Voir surtout Bossuet, Sermon sur la mort, second point.
«< L'homme a presque changé la face du monde; il a su dompter par l'esprit les animaux qui le surmontaient par la force; il a su discipliner leur humeur brutale et contraindre leur liberté indocile. Il a même fléchi par adresse les créatures inanimées. Il serait superflu de vous raconter comme il sait ménager les éléments, après tant de sortes de miracles qu'il fait faire tous les jours aux plus intraitables, je veux dire au feu et à l'eau, ces deux grands ennemis qui s'accordent néanmoins à nous servir dans des opérations si utiles et si nécessaires. Quoi plus? Il est monté jusqu'aux cieux; pour marcher plus sûrement, il a 'appris aux astres à le guider dans ses voyages; pour mesurer plus également sa vie^ il a oj^ligé le soleil à rendre compte, pour amsi direVde tous ses pajayoni ment aurait pu prendre un tel ascendant une c re a UAMnii^^ et si exposée, selon le corps, aux insultes de toutes HtfjMjp^ si elle n'avait en son esprit une force supérieure à tocona nature visible, un souffle immortel aie l'Esprit de Dieu, un rayon de sa face, un trait de sa ressemblance?... Non, non, il ne se peut autrement. »
yGpogle
niSTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMAINE 459
€icéron, renferme des vers élégants et harmonieux; des imitations fréquentes de Virgile et d'Horace trahissent l'étude des bons modèles; mais la versification est généralement lourde et Texpression terne et sans vigueur. On a quelquefois attribué, mais sans preuves, la traduction d'Aratus à l'empereur Domitien. Selon Suétone, Germanicus avait composé aussi des comédies grecques dont il ne reste rien et quelques épigrammes.
Gratius Faliscus. — Ovide, dans ses Épîtres du Pont S cite, à côté de Virgile, Gratius, surnommé Faliscus, peut-être parce qu'il était né dans le pays des Falisques. Nous possédons cinq cent trente-six vers de son poème sur la chasse (Cynegetica). La langue de Gratius est quelquefois obscure; il n'échappe pas à la sécheresse et à la froideur; cependant on sent qu'il appartient à l'âge d'Auguste. Un portrait du chien mérite d'être lu, et il a peint avec assez de verve les maladies qui frappent une meute. JL'ouvrage ne va pas plus loin que la description de^ Chiens et des chevaux.
Cornélius Sévérus. — Nous rapprocherions plus volontiers de Manilius un autre écrivain, Cornélius Sévérus, que QuintiHen cite pour un poème sur la Guerre de Sicile, c'est-à-dire sur la guerre entre Octave et Sextus Pompée. Il était, dit le critique, plus versificateur que poète, et cependant il place assez haut le premier livre de son poème. Sénèque le père * en a cité un passage généreux, éloquent même, malgré quelque déclamation, sur la mort de Cicéron :
On vit encore pantelantes les têtes de ces hommes magnanimes, attachées à la tribune où ils avaient régné;