‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 264 sur 433 · Page · texte numérisé non relu

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des armes. Un soir, on s'entretenait à la table du général des hommes de guerre contemporains; un des convives, s'adressant à Scipion, lui demanda quel capitaine le peuple romain aurait après lui pour le remplacer : « Celui-ci peut-être, » répondit Scipion en frappant doucement l'épaule de Marins.

L'usage de la cohorte subsista sous Tempire comme sous la république, nous l'avons rencontré en parlant d*Horace et de Tibulle. Brutus a aussi une cohorte quand il commande l'armée républicaine *.

La déclamation sous Auguste. — Quant aux exercices d'école connus sous le nom de déclamations, par une conséquence du régime nouveau, ils prennent une importance qu'ils n'avaient jamais eue. Ils deviennent un genre à la mode, et ils exercent sur la littérature tout entière une influence qu'ont retracée avec pénétration et avec esprit les écrivains mêmes qui n'ont pas échappé à la contagion. Les écoles des rhéteurs succèdent, en quelque sorte, à la tribune politique aujourd'hui muette et même aux débats judiciaires, où il n'y a plus de liberté que pour les délateurs. Les écoles ont des séances publiques, où l'on se rend en foule pour applaudir les beaux développements de quelques brillants élèves. Ce n'est pas tout : de l'école la déclamation passe dans la société ; elle fait les beaux jours des cercles littéraires, de ces assemblées d'amis que l'on a convoqués, et. qui se récrient à ces discours fictifs , calculés en vue de l'effet. Qu'importe le fond des choses? Il faut frapper les oreilles par un brillant cliquetis de mots, .les esprits par le talent de dire avec finesse et originalité des choses communes, d'aiguiser les pensées , d'accumuler les figures de rhétorique, de multiplier

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