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CHAPITRE PREMIEF

PHILOSOPHIE APRÈS CICÉRON. — SÉNÊQUE, PROSE, SES TRAGÉDIES. — POMPONIUS

Philosophie après Gicéron. — Depu écoles de philosophie s'étaient multip Nous en avons donné les raisons. Les r en général des Grecs, et assez souvent de leur langage, de leur costume, de l quelquefois leur conduite peu conforme mes, discréditaient la philosophie. La i gnait, les esprits sérieux étudiaient leu y cherchaient la règle de leur vie. Se désignés par leur nom et leurs riches çons du maître attachaient à leur mai philosophes ; on se servait de lui p contre la mort, on s'entretenait avec '. vait la nouvelle de la condamnation, et dait, dans le bain où l'on s'ouvrait beaux développements sur le mépris d(

Cet état de la société et des esprits l'invasion de Rome par les religions propagation du judaïsme et les progi fît bientôt la prédication chrétienne, gion officielle est méprisée et morte, qu ont suivi les croyances, quand la phih noble elle-même ne donne à l'hommi que la résignation, d'autre refuge que 1

avenir que ranéantissement, il est naturel que Uâme s'éprenne de doctrines qui répondent à ses instincts les plus intimes, à ses aspirations les plus hautes, qui lui montrent en perspective, après les combats et les misères du présent, la récompense et l'immortalité heureuse de l'avenir.

Ce mélange des théories philosojphiques et des croyances orientales eut une influence certaine sur l'esprit et sur les œuvres du plus éminent écrivain de ce temps, Sénèque. Donnons d'abord quelques renseignements sur plusieurs des philosophes que Sénèque eut pour maîtres et dont il parle avec respect.

Philosophes contemporains de Sénèque. — Les

deux Sextius avaient formé à Rome une petite école pythagoricienne. Ils prêchaient et pratiquaient l'abstinence de la chair des animaux. Sénèque admire surtout le père, qu'il n'a connu que par ses livres :

C'était, dit-il, un homme ardent, qui philosophait avec la langue grecque et les mœurs romaines ^

Il commente avec enthousiasme cette parole de Sextius :

Jupiter n'a pas plus de pouvoir qu'un homme de bien ^.

Sotion, le premier maître de Sénèque, était aussi pythagoricien, et il inspira à son élève une véritable passion pour ses doctrines. Celui-ci avouait plus tard à son ami Lucilius ^ qu'il se soumit au régime frugal des disciples de Pythagore. Mais, à cette époque même

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