‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 272 sur 433 · EpU · texte numérisé non relu

EpU

3. De vUa beata, 18 : Non virlutis scientiam, sed egestatis professus est,

Tu me menaces de la mort; toi, c'est la nature qui t'en menace *. — Rien, disait-il, n'est plus malheureux que l'homme qui n'a jamais connu le malheur; il n'a pu se mettre lui-même à l'épreuve ^.

Il caractérisait une vie tranquille, à Tabri de tous les coups de la fortune, par le nom de mer morte.

En effet, ajoutait-il, tu n'as rien pour te réveiller, rien pour t'exciter, rien dont la menace et le choc éprouvent la fermeté de ton â*ie ; la torpeur d'un repos sans secousse, ce n'est pas du beau temps, c'est un calme plat ^.

Sénèque dans une de ses lettres dit qu'il avait plaisir à se promener avec lui et à laisser les personnages couverts de pourpre pour s'entretenir avec cet homme demi-nu *. Au spectacle de cette vie si conforme aux enseignements des sages, il disait :

Ce n'est plus la leçon d'un maître, c'est la parole d'un témoin qui rend hommage à la vérité ^.

Et il s'écriait :

La Providence avait donné à Démétrius une. telle vie et une telle éloquence pour que notre siècle trouvât en lui ou un modèle ou un censeur^.

Démétrius fut condamné à mort sous Vespasien; rencontrant l'empereur après la sentence, il ne se leva pas de terre, il ne le salua pas. Suétone raconte ce trait, et il trouve admirable la modération de Ves-

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